Des invités de dernière minute ? Une énorme faim dans la famille, mais pas nécessairement le désir de commencer sur la grande cuisine ? Vous avez au fond de votre placard cette belle boîte de cuisse de canard confite qui garde un œil sur vous, mais vous n’osez pas trop aller. Et pourtant, quel dommage : voici un repas facile et déjà presque tout prêt qui ravira les gourmets et les invités… Allez, on va commencer et tu verras, tu ne le regretteras pas !
Réchauffez vos cuisses de canard confit
Ouvrir une boîte de canard confit, c’est déjà franchir la moitié du chemin vers un festin. Enlevez le couvercle, puis placez le récipient dans un bain-marie. Attendez que la graisse soit parfaitement liquide, ce qui prend en général une dizaine de minutes, selon la température de départ. L’objectif : récupérer les cuisses sans les abîmer.
Déposez ensuite les morceaux dans une poêle antiadhésive, côté peau contre la chaleur. Laissez le feu doux faire son œuvre, la peau va doucement devenir dorée et croustillante. Retournez-les pour que la viande soit bien chaude, mais pas desséchée. Le magret supporte mal la brutalité : surveillez pour éviter qu’il ne devienne sec.
Pendant que la viande se réchauffe, inutile de rester planté devant la poêle. Profitez-en pour préparer l’accompagnement : les pommes de terre façon Sarladaise.
Préparer les pommes
Pour sublimer le canard confit, rien de tel qu’un classique du Sud-Ouest. Voici les ingrédients pour des pommes de terre Sarladaises dignes de ce nom :
- Environ 800 g de pommes de terre pour quatre personnes
- 1 gousse d’ail
- 1 oignon
- Un peu de persil
- Sel et poivre
- La graisse prélevée sur vos cuisses de canard confites
Pelez puis tranchez les pommes de terre. Passez-les sous l’eau pour retirer l’amidon, puis séchez-les dans un torchon. Émincez l’oignon, hachez l’ail. Faites chauffer quelques cuillères de graisse de canard dans une poêle à fond épais. Quand la graisse commence à chanter, jetez-y l’oignon, puis les pommes de terre. Laissez-les prendre couleur pendant dix minutes, sans cesser de les remuer pour que rien n’accroche.
À ce stade, deux écoles : certains préfèrent égoutter l’excès de graisse avant la fin de la cuisson, d’autres gardent tout pour des pommes ultra-fondantes. À chacun sa gourmandise. Ajoutez l’ail, le persil, salez et poivrez, sans exagérer, la viande est déjà salée. Couvrez et laissez mijoter à feu doux une bonne demi-heure, en remuant de temps en temps.
Votre plat prend forme. Les cuisses sont dorées, les pommes de terre fondantes et parfumées. Servez le tout bien chaud, et sentez la table s’impatienter. Le Périgord s’invite sans façon, mais avec panache, et vous pouvez parier que personne ne laissera sa part.
Ce soir, la boîte oubliée devient le centre de toutes les attentions. Qui aurait cru que le simple geste d’ouvrir une conserve pouvait déclencher autant d’enthousiasme autour d’une table ?


